Monsieur le directeur, pouvez-vous présenter à nos lecteurs ?
Je suis Jean-Marc Bini, fondateur des Domaines Bini depuis 2016. Cette année marque la dixième année de notre parcours. Nous faisons de l’écotourisme, qui est la jonction entre la nature et la culture. La Côte d’Ivoire est très bien placée pour développer l’écotourisme en Afrique.
Quel est le parcours qui vous a mené jusqu’à la création de votre entreprise ?
Ayant vécu au Canada, j’ai constaté que les populations nord-américaines et occidentales apprécient fortement la nature. Le Canada étant riche en parcs et réserves, les habitants voyagent régulièrement en pleine nature. J’ai compris que la Côte d’Ivoire possède un potentiel similaire grâce à sa diversité culturelle et géographique. Cela m’a conduit naturellement vers l’écotourisme.

Parlez-nous de vos débuts et des difficultés rencontrées.
Les principales difficultés étaient de convaincre les communautés locales que leur mode de vie pouvait devenir une opportunité économique, puis de convaincre les institutions financières. Les banques africaines étant peu adaptées à ce type de projet, il a fallu beaucoup de persévérance et de passion.
Quel message adressez-vous aux femmes entrepreneures ?
Je leur conseille d’être résilientes et de ne pas se lancer uniquement pour l’argent. Il faut éviter les comparaisons sur les réseaux sociaux et se concentrer sur leur propre parcours. L’innovation et la qualité du service sont essentielles.
Quels sont vos projets pour les dix prochaines années ?
Nous voulons exporter le label Domaines Bini. Nous avons déjà des implantations dans plusieurs universités en Côte d’Ivoire. Nous développons également le conseil en écotourisme afin de faire de la Côte d’Ivoire un hub régional.
Quel regard portez-vous sur les relations Afrique-Europe ?
L’Afrique possède une richesse culturelle et naturelle unique. Les relations doivent être basées sur un échange d’égal à égal, notamment dans le domaine du tourisme et de la culture.

Quel bilan faites-vous de l’année 2025 ?
L’année 2025 a été globalement difficile en raison de facteurs climatiques, sociaux et économiques ayant impacté le secteur touristique.
Quelles conditions pour les PME africaines face à l’Europe ?
Elles doivent renforcer leur fiabilité, leur qualité, leur respect des normes et leur professionnalisation afin de bâtir une véritable confiance économique.
Qu’est-ce qui distingue votre entreprise ?
Notre force est de combiner nature et culture dans un cadre authentique. Tous nos sites sont intégrés dans des environnements naturels.
Quel message à la jeunesse entrepreneuriale ?
Il faut avoir une vision claire, être résilient et innover. Le client doit toujours être au centre de l’activité







