Octave Parango ne travaille plus dans la pub. Il est aujourd’hui model scout, autrement dit dénicheur de mannequins. Une activité qui lui laisse le loisir de coucher avec des jolies filles, boire, se droguer, faire la fête… Un jour, L’idéal, première entreprise mondiale de cosmétiques, le contacte pour régler un scandale : après que l’égérie star de la marque a été la vedette d’une sex tape nazie, Octave, accompagné de la directrice artistique de L’Idéal, part sillonner le monde pour trouver sa remplaçante.
Si Jan Kounen ne réalise plus, L’Idéal s’inscrit dans la continuité de 99 Francs. Logique : Frédéric Beigbeder, auteur du roman ici adapté (”Au secours pardon”), dirige cette suite, assurant ainsi le respect de l’œuvre originale et de son esprit satirique. C’est bien joué (Gaspard Proust, parfait de charme et de cynisme), parfois amusant, mais on peut se demander si l’auteur-réalisateur ne se tire pas une balle dans le pied en cautionnant ce qu’il dénonce (la marchandisation du corps, l’exploitation de la femme…) à travers une multitude de plans gratuits sur des jeunes filles prépubères à moitié nues ou des scènes d’orgie inutiles. Le tout dans une comédie qui, souvent, a quelques années de retard.
FASHION SATIRE. De Frédéric Beigbeder. France, 1h30.
Dans les forêts de Sibérie
Raphaël Personnaz, aventurier de l’extrême

Teddy rêve de liberté, de grands espaces, d’isolement. Aussi part-il à l’autre bout du monde, dans une cabane sur les rives du lac Baïkal. Là-bas, le froid, la maladie, les ours seront ses pires ennemis mais Aleksei, un Russe en cavale planqué dans la forêt sibérienne, viendra lui apporter soutien, amitié et secours.
Si cette seconde partie de l’histoire est une pure création, le postulat de départ est adapté du récit de l’aventurier Sylvain Tesson qui en 2010 partait vivre six mois en ermite en Sibérie. Aussi, la relation entre l’homme et la nature ici dépeinte sonne-t-elle parfaitement juste : pas une seconde d’ennui malgré ce personnage solitaire et ce récit quasi muet dans sa première partie. Bizarrement, c’est d’ailleurs la suite, la fiction avec le fugitif russe, qui convainc le moins. Ironique quand on comprend qu’elle fut pourtant créée pour donner rythme et corps au long-métrage. Nous, nous aurions bien passer plus de temps seuls avec ce héros du grand froid brillamment campé par Raphaël Personnaz.
SURVIVOR MOVIE. De Safy Nebbou. France, 1h45.
Ma meilleure amie
À la vie à la mort

Milly et Jess sont les meilleures amies du monde depuis l’enfance. La première, mariée et mère de deux enfants, est aussi sexy, délurée et fortunée que la seconde, qui n’arrive pas à tomber enceinte, vit modestement et raisonnablement. Un jour, Milly découvre qu’elle est atteinte d’un cancer. Au même moment, sa BFF apprend qu’elle va bientôt être maman pour la première fois.