Vivendi souffre du revers essuyé par Canal+ sur les droits de la Ligue 1, mais Iliad (marque Free) profite de son incursion dans le football…
L’action Vivendi est à la peine. Le cours plonge de près de 4% en fin d’après-midi, à un peu plus de 21 euros. Sa filiale Canal+ n’a obtenu, à la surprise générale, aucun droit de diffusion sur la Ligue 1 sur la période 2020-2024. C’est le groupe audiovisuel espagnol Mediapro, contrôlé par le fonds chinois Orient Hontai Capital, qui a obtenu les plus importants, dont le sacro-saint match du dimanche soir lors duquel sont programmés les plus belles affiches (ainsi que le meilleur 3ème choix à chaque journée, cinq matches en direct, l’actuel Canal Football Club, des émissions le dimanche matin, en semaine).
Quand à l’action Iliad, elle perd près de 1% à l’heure où nous écrivons ces lignes, alors que Free (la marque phare du groupe fondé par Xavier Niel) va diffuser du football entre 2020 et 2024, la période correspondant aux droits TV mis en jeu par la Ligue professionnelle de football (LFP), dont le résultat a été communiqué mardi soir. L’opérateur obtient ainsi le lot 6 correspondant aux extraits des matches et la possibilité de faire du “quasi-direct” sur les réseaux sociaux. L’opérateur récupère aussi un magazine diffusé en vidéo à la demande. C’est peu ou prou le lot géré par Google (via YouTube) sur la période 2016-2020. Le prix de ces droits s’élève à moins de 50 millions d’euros par saison, a précisé Iliad dans un communiqué.
Pour autant, on peut dire qu’on ne l’avait pas vu venir, d’autant qu’on aurait pu penser qu’Iliad, en difficulté dans l’Internet fixe – son coeur d’activité historique, qui lui rapporte 50% de ses revenus -, allait s’attacher à mettre un coup d’arrêt à l’hémorragie de clients et se concentrer par ailleurs sur son débarquement en Italie…
Avec capital