Interrogé via visioconférence par iTélé, Julian Assange a vilipendé le président de la République, François Hollande. Pour le fondateur de Wikileaks, qui réside à l’ambassade d’Équateur à Londres depuis 2012, « on ne peut pas forcement lui en vouloir d’être un hypocrite, cela fait partie de son métier malheureusement ».
L’Elysée n’a pas voulu « heurter » les Etats-Unis
En juillet 2015, la France a rejeté une demande d’asile du cybermilitant australien Julian Assange. Celui-ci avait présenté sa requête de manière informelle, dans une longue lettre ouverte publiée le 3 juillet par le quotidien Le Monde. « A cette époque, j’ai révélé comment les trois derniers présidents français faisaient l’objet d’écoutes de la part des Etats-Unis », a-t-il expliqué sur iTélé. « On aurait pu penser que le président allait aider les lanceurs d’alerte », estime-t-il. Mais « L’Élysée ne voulait pas heurter les Etats-Unis ».
L’état d’urgence, « une menace considérable »
L’Australien critique également l’état d’urgence décrété en France après les attentats du 13 novembre à Paris et prolongé jusqu’à fin juillet. « Il y a des problèmes graves concernant l’état d’urgence en France. Il y a des violations de libertés fondamentales qui émanent de lois antiterroristes », estime le lanceur d’alerte. « La France a ainsi choisi la surveillance de masse, c’est une menace considérable qui pèse sur la…