Un grand trou bleu au large du Belize
Grotte aux parois luminescentes, cristaux géants, pierres mouvantes… La planète regorge de sites naturels où se produisent des phénomènes extraordinaires.
C’est l’un des sites de plongée les plus réputés de la planète : le Grand Trou bleu, un cénote submergé au large de la côte du Belize, en Amérique centrale. Profondeur : 124 mètres. Diamètre : 300 mètres. À l’origine, ce lieu était une grotte calcaire émergée dont le toit s’est effondré sous l’effet de l’érosion avant de se remplir d’eau lorsque le niveau des mers est remonté il y a environ 10 000 ans.

Des cristaux géants dans la mine de Naïca, au Mexique
Jusqu’à 12 mètres de haut et deux mètres de diamètre. Les cristaux de gypse de la « grotte de cristal » au Mexique comptent parmi les plus grands du monde. La présence d’eaux chaudes (environ 50°C) saturées en sulfate de calcium a permis leur formation, qui a débuté il y a plus de 600 000 ans.

Une grotte luminescente en Nouvelle-Zélande
La Waitomo Glowworm Caves est une grotte dont le plafond est tapissé de vers luisants gros comme des moustiques. Ils appartiennent à l’espèce « Arachnocampa luminosa », qui vit uniquement en Nouvelle-Zélande. La lumière qu’ils dégagent sert à attirer leurs proies.

Un lac constellé de bulles gelées au Canada
En hiver, d’étonnantes colonnes blanches apparaissent sous la surface du lac artificiel Abraham, au Canada. Elles sont en réalité constituées de bulles de méthane émises par les plantes qui couvrent le fond du plan d’eau. Elles gèlent en remontant à la surface, qui est plus froide que le fond.

Un cratère qui brûle depuis 45 ans au Turkménistan
Voici la « Porte de l’Enfer », au Turkménistan. Depuis 1971, les habitants de la ville de Darvaza, dans la région d’Ahal, assistent à la combustion de gaz s’échappant d’un cratère d’une cinquantaine de mètres de diamètre. L’origine de l’incendie est due à une erreur d’appréciation des scientifiques de l’époque. Après avoir, en 1970, accidentellement percé une cavité remplie de gaz naturel, ils ont décidé d’y mettre le feu pour éviter la pollution atmosphérique et les risques de diffusion d’un gaz dangereux pour la santé. Les scientifiques pensaient alors que les réserves s’épuiseraient en quelques semaines… Mais, 45 ans plus tard, le cratère brûle toujours…

Un orage qui dure six mois au Venezuela
140 à 160 nuits par an, la foudre frappe jusqu’à 28 fois par minute au-dessus du fleuve Catatumbo et du lac de Maracaibo, dans le nord-ouest du Venezuela. La raison ? Le méthane contenu dans l’eau s’évapore et se mélange aux nuages, nombreux dans cette région. Le méthane présent dans l’air a pour effet d’augmenter l’activité électrique, ce qui permet à l’orage de se former et de perdurer. Sur place, le tonnerre est absorbé par les nuages, transformant la scène en tableau silencieux.

Un arc-en-ciel rocheux en Chine
Les formations rocheuses de Zhangye Danxia dans la province chinoise de Gansu sont réputées pour leurs couleurs. Pendant 24 millions d’années, des couches sédimentaires de grès et d’autres minéraux se sont déposées entre les plaques tectoniques responsables de la formation de l’Himalaya. L’érosion a ensuite créé ce paysage accidenté et chamarré.

Un lac tacheté au Canada
Situé au nord-ouest d’Osoyoos, en Colombie Britannique, le « Spotted Lake » (« lac tacheté » en français) se couvre tous les étés de taches multicolores. Un phénomène dû à la forte concentration en minéraux de l’eau. En s’évaporant, les sulfates de magnésium, de calcium et de sodium se déposent sur le fond, donnant ces teintes si particulières.

Des pierres mouvantes dans la vallée de la Mort, aux États-Unis
Dans la vallée de la Mort, en Californie, des pierres se déplacent… toutes seules. Sans intervention de l’homme ni de la faune. Le phénomène intrigue les géologues depuis les années 1950, certains ayant même entrepris de nommer les roches (la plus large, Karen, fait environ 320 kilogrammes). Une hypothèse a été formulée en 2006 par une équipe de la NASA : en hiver, une couche de glace se formerait autour des pierres, leur permettant de glisser sous l’action du vent.

Un lac rose au Sénégal
Rose, écarlate, mauve… La couleur du lac Retba, surnommé lac Rose, a beau changer, elle reste toujours spectaculaire. Situé à 35 kilomètres au nord-est de Dakar, la capitale sénégalaise, ce lac de 3 km2 contient des organismes microscopiques appelés cyanobactéries. Ces dernières diffusent des pigments rouges et bleus pour se protéger de la forte teneur en sel de l’eau. C’est ce mélange qui produit les teintes roses ou mauves tant appréciées des touristes.
Source : capital