Au dire du ministre d’Etat, ministre de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Formation professionnelle, Moussa Dosso, en dépit des performances réalisées par la Côte d’Ivoire grâce à la stabilité politique, l’adoption de nouvelles réformes et l’amélioration du climat des affaires, il y a encore des défis à relever tels quela création d’emplois pour les jeunes et une grande autonomisation des femmes.
Évaluation d’impact: THIMO et PEJEDEC, des exemples de prise de décisions
Pour les changements positifs des conditions de vie des populations, la Banque mondiale en partenariat avec J-Pal et le Réseau ivoirien de suivi et d’évaluation (Rise) organisent depuis ce lundi 22 juin 2015, un atelier d’évaluation d’impact pour la prise de décisions dans les secteurs sociaux. Cet atelier qui consiste à voir parmi les programmes mis en œuvre les plus efficaces et aussi mettre en pratique les meilleures manières de concevoir ces programmes pour qu’ils soient les plus efficaces, se tiendra sur cinq jours, à Abidjan-Cocody.
En ce qui concerne les thématiques de cette formation, le Projet d’emploi jeune pour le développement des compétences (Pejedec) sera mis en exergue, dans la mesure oùil a permis de mettre en place des mesures d’évaluation d’impact pour mesurer l’impact des travaux à haute intensité de main d’œuvre (Thimo) qui offrent des emplois temporaires aux jeunes. Ce, avec le soutien de la Banque mondiale et des chercheurs associés.
Au dire du ministre d’Etat, ministre de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Formation professionnelle, Moussa Dosso, en dépit des performances réalisées par la Côte d’Ivoire grâce à la stabilité politique, l’adoption de nouvelles réformes et l’amélioration du climat des affaires, il y a encore des défis à relever tels que la création d’emplois pour les jeunes et une grande autonomisation des femmes. « De sorte à rendrela croissance économique durable inclusive pour le bien-être des populations ». Il a relevé que ce sont ces préoccupations qui ont incité le gouvernement à mettre en place avec l’appui des partenaires techniques et financiers, certains programmes comme le Projet emploi jeune pour le développement des compétences (Pejedec), le projet d’autonomisation des femmes, les filets sociaux, etc.
Selon le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo, le Burkina Faso et la Guinée, Ousmane Diagana, « le succès d’un programme de développement quelconque ne se mesure ni à l’aune du volume des ressources financières mobilisées ni par le biais de la masse des biens acquis ou du nombre de personnes inventoriées ». Ce qui importe, pour lui, dans le suivi et l’évaluation d’impact des projets, c’est le changement des conditions de vie des populations. Remarquant des mobilisations de ressources par les gouvernements et les bailleurs de fonds dans les secteurs sociaux, il se pose, toutefois, des questions sur l’efficacité des investissements consentis aussi bien en termes d’amélioration de qualité des services délivrés que l’impact sur le bien-être des citoyens.
Cet atelier comprend deux parties. D’abord le ciblage des décideurs et responsables politiques ainsi que les techniciens, les praticiens, le suivi-évaluation et les membres d’équipes de projet de Côte d’Ivoire et de certains pays voisins. Puis la formation sur l’évaluation d’impact ciblant les techniciens, praticiens et membres d’équipes de projet de Côte d’Ivoire et de certains pays voisins.
De façon concrète, il s’agira, soutient Patrick Premand, Senior Économiste à la Banque mondiale, d’informer les acteurs sur la prise de décisions dans les secteurs sociaux à travers des méthodologies d’évaluation d’impact, d’appuyer le gouvernement et les équipes de projets dans le secteur du développement humain et dans les secteurs sociaux.
« Cet atelier consistera également à mettre en œuvre des évaluations d’impact pour mesurer de façon concrète et précise quel est l’impact de leur programme sur le bien-être des citoyens. Et pour appuyer la décision, faire le choix des programmes les plus efficaces. L’objet de cette semaine est de transmettre les compétences aux équipes de projet représentant, du réseau des suivis et évaluation, ainsi que des représentants des pays du Bénin, du Togo, de la Guinée, du Togo et de la Côte d’Ivoire », ajoute-t-il.