Veuillez vous présenter aux opérateurs économiques et à la population :
Je suis Samuel SAUTHIER, 32 ans, CEO et co-fondateur de la marque de prêt-à-porter BANDAMA CLOTHING. Originaire de la Suisse, je réside à Abidjan depuis 9 ans.
Pouvez-vous nous parler succinctement de votre entreprise, son historique et ce qui a motivé sa création ?
Notre entreprise est basée à Abidjan, dans la commune de Cocody. Fondée en 2021, nous employons une dizaine de collaborateurs. Sa création a été motivée par un intérêt très certain pour la mode ainsi que pour le tissu Wax (pagne) notamment pour les bonnes énergies qu’il véhicule.

Quels sont les grands chantiers de votre entreprise et les services en 2025 ?
En 2025, nous avions comme ligne directrice la consolidation de notre présence sur le marché ivoirien. Cette vision s’est matérialisée par des collaborations avec des acteurs locaux et également par une accentuation de notre visibilité sur les pop-ups présents dans la capitale économique. De plus, nous avons continué à développer notre expansion à l’international notamment avec une présence remarquée lors du pop-up « Africa Now » aux Galeries Lafayette à Paris aux mois de juin et juillet 2025.
Quelle est votre vision de la relation Afrique – Europe ?
L’optimisme faisant partie de ma nature, j’en souhaite tout autant à la relation Afrique – Europe ! L’Afrique, plus que jamais, connaît un rayonnement croissant à l’international. Les cultures, les arts, les économies et les modes de vie du continent sont de plus en plus mis en avant, notamment au travers des réseaux sociaux. Cette stimulation et cet intérêt autour du continent doivent bénéficier le plus possible aux différents états africains. L’Europe est un partenaire important pour l’Afrique et il serait tout à fait souhaitable que cette phrase puisse se lire dans les deux sens.
Quel bilan faites-vous de vos activités en 2025 ?
2025 fut une bonne année pour la marque. Comme mentionné plus haut, nous avons fortement consolidé notre présence à Abidjan et avons continué nos efforts afin de faire rayonner la marque à l’international. À l’heure où ces lignes sont écrites, BANDAMA a été livré dans 45 pays à travers le monde et sur tous les continents.

Les PME et PMI africaines jouent un rôle croissant dans le développement local. Quelles sont les conditions pour qu’elles deviennent de véritables partenaires économiques des entreprises européennes ?
L’Afrique a toutes les cartes en main pour devenir un partenaire de choix de l’Europe. L’accent doit être mis sur la qualité du travail proposé, que ce soit des biens ou des services. Il est très important que l’Afrique garde son authenticité et son savoir-faire traditionnel, c’est là-dessus qu’elle peut se différencier des autres marchés mondiaux. Ajoutez à ce qui précède rigueur et constance et vous obtiendrez assurément une Afrique forte et séduisante !
Qu’est-ce qui fait la particularité de votre entreprise par rapport aux autres ?
Depuis ses débuts, le positionnement de BANDAMA est très clair ; donner ses lettres de noblesse au wax et s’assurer que tout le monde puisse porter ce tissu exceptionnel. Notre marque se différencie des autres pour deux raisons notoires. La première réside dans la matière première elle-même. En effet, 90% du wax disponible dans le monde représente des contrefaçons d’origine asiatique. Dans notre atelier, nous travaillons exclusivement avec du wax UNIWAX, 100% coton et produit à une dizaine de kilomètres de notre atelier, dans la commune de Yopougon à Abidjan. Il est certes 4 fois plus cher que les contrefaçons asiatiques mais il est gage d’authenticité, condition sine qua non au développement de la marque. La deuxième raison est notre savoir-faire. BANDAMA s’est fait un nom au travers des années car notre travail est de haute facture, nos finitions sont irréprochables et nous sourcons uniquement des semi-fabriqués de grande qualité.
Quelles sont les grandes lignes d’actions de votre entreprise pour les années à venir ?
Rester fidèle à nos valeurs de la première heure, assurer un ancrage fort et permanent sur le marché ivoirien et faire de BANDAMA CLOTHING la plus grande marque de prêt-à-porter en wax au monde.

Un message à vos partenaires, aux opérateurs économiques et à la jeunesse qui veut se lancer dans l’entreprenariat ?
À nos partenaires, je leur dirai qu’ils peuvent continuer d’avoir confiance en nous les yeux fermés. Aux opérateurs économiques, je leur dirai qu’avec notre ouverture sur le monde, nous sommes tout à fait disposés à discuter partenariat, peu importe la forme sous laquelle il se matérialisera. Et pour finir, je dirai à la jeunesse de croire en ses rêves et surtout d’oser se lancer dans l’entreprenariat. L’inconnu fait peur, c’est humain. Mais il est important de conscientiser que tout ne peut pas être calculé d’avance et que l’être humain a une formidable capacité d’adaptation aux situations que la vie met sur notre chemin.






